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Harry Callahan

22 novembre 2010

Harry Callahan (1912-1999) est arrivé à la photo un peu par hasard. Heureusement pour nous !
D’origine modeste, il travaillait à la comptabilité aux Usines Chrysler de Detroit et la photo était d’abord un hobby. Des rencontres importantes, notamment celle d’Ansel Adams lui firent comprendre que ce médium était bien plus qu’un simple moyen de "reproduire" le réel.
Callahan, qui a photographié presque tous les jours de sa vie, parce qu’il devait le faire, s’intéresse aux sujets qui lui sont proches, la famille, essentiellement sa femme Eléanor, la ville et la nature.

Cette exposition de plus de 120 clichés originaux en noir et blanc nous présente différents thèmes.
Dans la première salle, des photos de visages de gens dans la ville, pris à la volée à un mètre d’eux, sans que ces derniers s’en rendent compte. Callahan cherche à capter les pensées de ses sujets. Et c’est réussi ! Les photos sont souvent floues et décadrées les rendant encore plus intenses en émotions.
Puis on peut admirer toute une série où le photographe joue avec l’ombre et la lumière laissant parfois transparaitre et illuminer une silhouette au loin.
Il utilise le graphisme de la ville mais également les élèments de la nature qui lui permettent de créer des images quasi abstraites et très poétiques (celle de la feuille posée sur la neige est magnifique).
Enfin, il n’a cessé de photographier sa femme Eleanor. Souvent nue et de dos. Ces photos dégagent beaucoup d’amour et de respect.
 

Le travail d’Harry Callahan est à la fois rigoureux, poétique et très intense émotionnellement. Sa maîtrise des jeux d’ombres et de lumière ont fait de lui un des plus grands photographes de notre époque. Dire que l’artiste est arrivé à la photo par hasard …

 

Jusqu’au 19 décembre
Du mardi au dimanche de 13h à 18h30
Nocturne le mercredi jusqu’à 20h30

Fondation Henri Cartier Bresson
2 impasse Lebouis
75014 Paris

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