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Izis – Paris des Rêves

4 février 2010

"On me dit souvent que mes photos ne sont pas réalistes. Elles ne sont peut-être pas réalistes, mais c’est ma réalité"
Izis, né en Lituanie en 1911, décide de s’installer à 19 ans à Paris.

Alors pourquoi Paris ?
"Parce que Paris excitait mon imagination. C’était la ville Lumière. Pour moi tout se passait à Paris. C’était le paradis européen, comme pour d’autres l’Amérique" répond t-il.
Voilà tout est dit.
Cette exposition gratuite à l’Hôtel de Ville donne l’occasion de découvrir ce photographe humaniste, à la fois poête de l’image et portraitiste, mal connu du grand public. Enfin, plutôt beaucoup moins connu que Brassaï, Henri Cartier Bresson, Doisneau et Willy Ronis, pour ne citer qu’eux.
 

L’exposition commence par une série très intéressante de portraits de maquisards sortant de la clandestinité, pris juste à la fin de la seconde guerre mondiale. Des portraits bruts, des images modernes, des regards forts qu’Izis a réussi à capter en se libérant des codes du studio, en accrochant du papier blanc sur un mur.
La deuxième série concerne sa rencontre avec Colette en 1950. Izis s’est passionné pour plusieurs chapitres de son livre "En pays connu". Il décide donc de partir sur les traces des lieux décrits par l’écrivain. Le résultat : de très belles photos du désert de Retz, de fauves en cage et de ruines.

Le reste de l’exposition présente ses fameux portraits d’artistes, tels que Dora Maar, Paul Eluard … sa collaboration avec Chagall, lorsqu’il peignit la coupole de l’Opéra Garnier et ses différents reportages pour Paris Match, pour lequel il collabora pendant de nombreuses années et bien entendu des clichés, de son "Paris des Rêves".

Les photos en noir et blanc d’Izis sont très lumineuses, poétiques, oniriques, intuitives, de lecture simple en apparence, mais plus graves qu’elles n’en paraissent au premier coup d’oeil.

A voir, même si le style "humaniste" est un peu redondant parfois … Mais peut être que je commence à être un peu gatée à force de voir des expositions photo, j’avoue !

 

Jusqu’au 29 mai
Tous les jours sauf dimanche et jours fériés
De 10h à 19h
 

Hôtel de Ville
5 rue de Lobeau
75004 Paris
 

 

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