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Lucian Freud

3 avril 2010

"Mon travail est purement autobiographique. Il est question de moi et de ce qui m’entourne"

Je ne connaissais que très peu le travail de Lucian Freud, peintre britannique, né en 1922 à Berlin et petit fils de Sigmund Freud.
Cette exposition thématique est donc l’occasion de découvrir le travail ou d’approfondir ses connaissances de ce peintre de l"Ecole de Londres".
La première partie de l’exposition s’intitule "Intérieur / Extérieur". Toutes les toiles ont été réalisées dans son atelier londonien du quartier de Paddington, puis de Notting Hill.
Lucian Freud choisit de travailler en atelier d’après un modèle vivant qu’il fait poser pendant des heures, souvent jusqu’à l’épuisement de celui-ci, afin de capter le moment où le modèle lâche prise, épuisé. Il dit vouloir "incarner ses modèles comme un comédien incarne un personnage". Le résultat est minutieux, hyper réaliste, avec souvent une perspective tordue, des corps marqués et laids, des regards vides et forts, des parquets sublimes, comme ceux qu’on aimerait avoir chez soi.
Dès la première toile de l’exposition, "the painter’s room" (1944), on saisit l’univers de Freud avec ses thèmes récurrents tels que les végétaux, souvent pas très bien entretenus car ils sont en train de brunir. Mais également un vêtement posé, un animal, en l’occurence dans ce tableau un zèbre rouge surréaliste à la fenêtre, un canapé ou fauteuil abimé et un homme ou une femme. 
 

La deuxième partie de l’exposition s’intitule : Réflexion : les autoportraits.
Freud s’intéresse au "corps nu", à la nudité à l’état brut et non au "nu d’artiste". On le comprend bien à la vue de ses tableaux. Les corps peints sont assez violents, souvent bien en chair, presque cadavériques, les visages sont fatigués. Les carnations de la peau sont sur-travaillées avec plusieurs couches de pinceaux rigides et gros. En conséquence, la matière de ses toiles est épaisse.
"Ce qui m’intéresse vraiment chez les gens, c’est le côté animal. C’est en partie pour cette raison, que j’aime les peindre nus. Parce que je vois davantage les choses" affirme-t-il.
La troisième partie concerne les reprises de Freud. A la demande de grands musées, il se plie au jeu de la relecture des classiques de Cezanne, Chardin notamment.

Cette exposition permet de mesurer et de comprendre le travail de Lucian Freud à la fois long et pénible pour aboutir à un résultat étonnant, constant et peu commun, pouvant parfois choquer.

A voir !

Jusqu’au 19 juillet
Tous les jours sauf le mardi de 11h à 21h
Nocturne le jeudi jusqu’à 23h

Centre Pompidou
01 44 78 12 33 

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