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Paris, capitale photographique 1920-1940. Collection Christian Bouqueret

17 février 2009

  

Entre les 2 guerres mondiales, Paris devient le lieu de rencontres et d’échanges pour des photographes de nationalités et d’horizons, apportant une nouvelle « vision photographique ».

La ville lumières représente un modèle de modernité et un espoir économiques avec les 30 glorieuses.

 

Cette exposition présente la collection particulière de Christian Bouqueret, commissaire de l’exposition. Il a constitué sa collection en deux phases. La première comme un collectionneur de manière involontaire et presque compulsive. La deuxième, plus sérieuse, tel l’historien qu’il est.

L’ensemble des photographies présentées est cohérent et homogène malgré les différents thèmes de l’exposition.

 

Paris et la Tour Eiffel : symbole de modernité (photos de Paris la nuit et du quotidien rendu insolite par Brassaï, François Kollar, André Kertesz, Annelise Kretschmer …)

 

L’objet, souvent quotidien et banal, magnifié par la photographie : publicités de Florence Henri, natures mortes surréalistes et Bauhaus de Man Ray et de René Zuber

 

L’expérimentation photographique : en mélangeant les genres, on obtient des photomontages de Roger Parry et Pierre Boucher, des photocollages de Dora Maar, des solarisations de Man Ray et des photogrammes qui est l’une des techniques les plus révélatrices de la photographie de l’entre-deux-guerres (c’est une simple prise d’empreinte réalisée sans l’intermédiaire d’un appareil photo) de Laure Albin Guillot qui a notamment illustré ainsi les écrits de Paul Valéry.

 

Des portraits : une très belle série de 4 portraits de Cocteau et de ses mains.
André Papillon qui l’a photographié aves ses bagues et cigarette, la forme de sa main est étonnante.
Puis Man Ray qui l’a photographié portant un gant.
Germaine Krull qui a photographié le poète tenant sa main contre sa bouche.
Et enfin Bérénice Abbott, qui a photographié ses deux mains entourant un chapeau. Les deux ont une forme tellement différente, l’une très masculine et l’autre féminine.

 

Les nus féminins et masculins : photographiés selon les 3 manières à la mode de l’époque. Soit le corps surréaliste : images du corps subversif et subverti, un corps de désir, ou un corps fragmenté et déconstruit par les jeux de lumière et l’angle choisi : c’est le corps « nouvelle objectivité » et enfin une vision apollinienne du corps, sublimant sa beauté et sa jeunesse.

 

 

Cette exposition offre un excellent panorama d’une période très riche de l’histoire de la photographie.

Courez-y !

 

Jusqu’au 24 mai

 

 


Jeu de Paume – Hôtel de Sully
62, rue Saint Antoine
75004 Paris
01 42 74 47 75

 

www.jeudepaume.org

 

Du mardi au vendredi de 12h à 19h

Samedi et Dimanche de 10h à 19h

 

Métros Saint Paul, Bastille, Pont Marie

 

 

 

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